
Cet article a été initialement rédigé par Melchior2007
et mis à jour le 13 août 2009 à 17h41
La rentabilité de la société est déterminée par la rentabilité des bureaux qu’elle a ouverts. Et cette dernière dépend de plusieurs paramètres.

Tous les territoires ne rapportent pas la même chose : le revenu, ou chiffre d’affaires, total d’un territoire correspond à son score économique. Celui-ci augmente (généralement) au fil du temps suivant le développement du territoire, et vaut séparément pour les sociétés aériennes et maritimes, mais est divisé lorsque plusieurs sociétés d’un même type ont un bureau sur le même territoire.
Par exemple, lorsque le score économique d’un territoire côtier est de 500 points, si on trouve sur ce territoire le bureau d’une société aérienne et de deux sociétés maritimes, le bureau de la société aérienne aura un chiffre d’affaires de 500 K€ par trimestre tandis les bureaux des deux sociétés maritimes auront chacun un chiffre d’affaires de 250 K€ par trimestre.
Chaque bureau a un coût de maintenance (trimestriel) qui lui est propre, qui se répercute sur le chiffre d’affaires et qui varie en fonction de la distance qui le sépare de la capitale du pays d’origine de la société (= le siège social). Par exemple, le coût d’entretien d’un bureau français à Barcelone sera beaucoup moindre que celui d’un bureau français à Cuba si la capitale française a été établie en Ile-de-France. Par contre, si celle-ci se trouve en Guadeloupe, le coût d’entretien d’un bureau français à Cuba sera très faible, et à Barcelone plus élevé.
Tous les bureaux présents sur un même territoire n’ont donc pas le même coût de maintenance. Ca peut représenter un avantage concurrentiel non négligeable au cas où plusieurs sociétés se partagent le marché d’un territoire car, comme on l’a vu, le chiffre d’affaires total d’un territoire est partagé entre les sociétés du même type qui y ont un bureau, et là où certaines pourront réaliser un petit bénéfice, d’autres seront peut-être en perte si leur siège social est lointain, et seront peut-être contraintes de fermer leur bureau pour éviter d’être en déficit.
Les coûts de maintenance des bureaux de toutes les sociétés sont visibles par tout le monde.
Lorsqu’on enlève le coût de maintenance du chiffre d’affaires, on obtient le bénéfice avant impôts réalisé par le bureau. Et qui dit bénéfice avant impôts dit impôts. Le pays d’accueil peut taxer comme il l’entend le bénéfice (si bénéfice il y a) des bureaux implantés sur ses territoires. Ces taxes sur le bénéfice peuvent varier entre 0 et 100% !
Il faut donc s’assurer que le taux en vigueur est raisonnable pour justifier une implantation de bureau. Mais ce taux peut varier au cours du temps si c’est un PJ : une certaine vigilance est donc de mise dans le chef de la société qui y a des bureaux ouverts. Il faut également se rappeler que ce taux est identique pour toutes les sociétés qui ont un bureau dans un même pays.
Les pays qui comprennent un territoire qui comporte un canal (Panama ou Le Caire) peuvent imposer une taxe supplémentaire sur les bénéfices des bureaux de sociétés maritimes qui s’y trouvent. Cette taxe peut aller de 0 à 10 % (aucun effet constaté sur le revenu…). Si le taux d’imposition des sociétés est déjà à 100 %, cette nouvelle taxe n’a évidemment plus d’effet puisqu’il n’y a plus de bénéfice à taxer (à vérifier). Contrairement au taux d’imposition des sociétés, la variation de la taxe liée au canal a un impact sur la diplomatie (1 % de diplomatie globale pour chaque % de variation du taux de cette taxe).

Mieux vaut s'entendre avec le pays où on veut implanter le bureau, s’il s’agit d’un PJ. Pour voir ses demandes d’ouverture de bureau acceptées rapidement, éventuellement bénéficier d’une exclusivité, profiter d’un taux d’imposition bas, ne pas craindre de voir ses bureaux fermés subitement, mieux vaut traiter avec des partenaires avec lesquels on s’entend et en qui on peut avoir confiance plutôt qu'avec d’autres à qui on doit graisser la patte et qu’on doit tenir à l’œil ou relancer en permanence.
Mais faire uniquement affaire avec ses relations ne mène pas forcément très loin si on a des ambitions pour sa société. Si on vise une place en vue sur le marché international, il faut explorer de nouveaux horizons et tisser des liens avec des pays avec qui on n’a pas forcément des atomes crochus. Ca demande donc un certain sens commercial et un effort diplomatique supplémentaire.
Ce qui ne sera en revanche pas nécessaire pour s’implanter sur ses propres territoires ou sur des territoires appartenant à des PNJ. Mais en ce qui concerne les PNJ, le problème sera que vous ne pourrez pas convaincre le pays de vous choisir vous au lieu de votre concurrent. Dès lors, les territoires rentables des PNJ ne le restent pas longtemps car la plupart des sociétés se ruent dessus dès qu’une nouvelle opportunité se présente, ce qui rend souvent l’opération peu voire pas du tout intéressante financièrement. Les sociétés provenant de pays éloignés (= qui ont un siège social éloigné) vont souffrir en raison de leurs coûts plus élevés.
Le chiffre d’affaires total du territoire correspondant au score économique de celui-ci, il est donc important de se soucier de la façon dont il va évoluer. Par exemple, si le territoire qui vous intéresse est le seul que compte le pays (mono-territoire donc), son développement sera certainement plus rapide que s’il s’agit d’un territoire lambda du Canada ou de l’Australie.
Vous savez d’avance que les fonds d’un pays mono-territoire seront utilisés pour développer l’économie sur son seul territoire alors que vous ne savez pas comment un pays multi-territoire compte répartir les investissements entre ses divers territoires.
De plus, pas mal de pays peuvent construire l’une ou l’autre infrastructure unique qui va augmenter sensiblement le score économique, mais en cas de pays multi-territoire, ces infrastructures uniques ont moins de chances de se retrouver sur le territoire où l’un de vos bureaux est implanté.
Les territoires côtiers sont également susceptibles de se développer plus en raison des infrastructures liées à la mer.
Il faut aussi mettre sur la balance le fait qu’un pays mono-territoire risque d’accepter plus de sociétés chez lui (même si financièrement ce n’est pas indiqué) pour honorer ses relations avec ses alliés par exemple, alors qu’un pays multi-territoire acceptera sans doute plus facilement de vous accorder une exclusivité sur l’un de ses (nombreux) domaines.

La population peut limiter considérablement le développement d’un territoire à court terme : il est donc préférable d’installer son bureau sur un territoire suffisamment peuplé, ou en passe de l’être.
A cela il faut ajouter les risques de guerre, de changement de régime ou de changement de propriétaire du territoire, qui sont souvent moins prévisibles au moment d’ouvrir un bureau. Qui dit guerre ou changement de régime, dit destruction possible des infrastructures, ce qui implique la disparition des bureaux qui y sont présents si les infrastructures exploitées par ceux-ci (aéroport international ou infrastructure portuaire) sont touchées, ou alors seulement une baisse du score économique du territoire si ce sont d’autres infrastructures qui trinquent. En cas d’annexion du territoire par un autre pays, celui-ci peut revoir entièrement la politique commerciale du territoire annexé. Diverses conséquences sont alors à envisager, dont la fermeture du bureau par le nouveau pouvoir en place.
Les sociétés nationales