Sociétés nationales - exemples concrets
Cet article a été initialement rédigé par Melchior2007,
et mis à jour le mardi 11 décembre 2007 à 01:02:05
Pour y voir plus clair, si ce n’est pas déjà le cas, voici 3
exemples chiffrés reflétant des situations que l’on peut rencontrer dans le
jeu, exemples qui sont valables à la fois pour les compagnies aériennes et
maritimes puisqu’elles fonctionnent sur le même principe et que leurs marchés
respectifs sont indépendants l’un de l’autre.
Soient trois territoires...
Dans ces exemples, un seul élément ne varie pas : le
nombre de bureaux du même type ouverts sur le territoire. Mais ce nombre n’est
pas limité dans le jeu : il peut varier entre 0 (oui, même si ce n’est pas
l’idéal, un territoire peut être inexploité) et le nombre maximum de
compagnies.
EX 1
EX 2
EX 3
Le revenu
Montevideo
est clairement le territoire le plus attrayant, et c’est naturellement celui
qui va susciter le plus d’intérêt (et donc de demandes d’ouverture de bureau),
en partie parce que tous les joueurs ne sont pas forcément conscients des coûts
associés à ce chiffre d’affaires étonnamment élevé ou du fait que le chiffre
d’affaires est divisé par le nombre de bureaux ouverts sur le territoire.
En
comparaison, La Paz ne paie pas de mine, mais ça vaut quand même la peine de
s’y intéresser.
Le coût d’entretien
En fonction de la distance, certaines compagnies sont désavantagées. Les
compagnies sud-américaines sur le continent européen, et vice-versa, vont faire
moins de profit que des compagnies originaires du même continent ou
relativement proches géographiquement (comme la compagnie koweïtienne par
rapport à la Corse). Dans le troisième exemple, la compagnie française ne fait
d’ailleurs même pas de bénéfices, mais des pertes, sur lesquelles la Bolivie ne
peut prélever aucune taxe.
Le total de ces coûts d’entretien aura également une
influence sur le bénéfice que le pays d’accueil va faire en taxant les bureaux
présents sur ses territoires : plus les coûts d’entretien sont élevés,
moins les compagnies font de bénéfices, et donc moins le pays d’accueil
empochera de taxes (à niveau de taxation inchangé).
Il faut bien se rendre
compte que tout nouveau bureau (à l’exception du premier) sur un territoire
s’accompagne d’un coût supplémentaire qui va diminuer le bénéfice total des
compagnies et du pays d’accueil. Mais tant qu’un bénéfice – même petit – sera
possible, de nouvelles compagnies voudront s’y installer, tandis que celles
déjà en place souhaiteront que cela n’arrive pas. Dans ce troisième exemple, la
compagnie française ferait des bénéfices si elle était seule à La Paz, ou avec
seulement un concurrent. Mais l’arrivée d’un deuxième concurrent avec un coût
d’entretien bas et qui peut se permettre un chiffre d’affaires moins élevé plombe
l’avenir du bureau français sur le territoire.
Le taux d’imposition
C’est le pays d’accueil qui décide, souvent en concertation avec les compagnies,
quelle partie du bénéfice il s’octroie. Chez un PJ, un partage 50/50 est
courant. Les PNJ, eux, adoptent un taux par défaut de 25%. Mais des taux plus
élevés que 50% se rencontrent aussi.
Dans le premier exemple, on constate que
l’Uruguay abuse vraiment en taxant les bénéfices à 99%... alors que ce sont
quand même les compagnies qui supportent les frais d’ouverture ainsi que tous
les risques commerciaux et politiques. Malgré l’attrait initial de ce
territoire très développé, les bénéfices allant dans la poche des compagnies
sont infiniment faibles par rapport au morceau que s’adjuge l’Etat uruguayen.
A
l’inverse, l’Etat français a choisi ici une taxation relativement faible de
15%, qui permet aux compagnies présentes sur place de bien rentabiliser leur investissement.
Le réinvestissement des
bénéfices
C’est une donnée propre à chaque compagnie en fonction de
ses fonds disponibles et des possibilités de nouvelles ouvertures de bureau
qu’elle entrevoit. Quand aucune ouverture n’est en vue, les bénéfices sont
généralement utilisés par l’Etat propriétaire à d’autres fins.
C’est d’ailleurs
le but de la compagnie : générer un maximum de bénéfices pour le compte de
l’Etat qui en est propriétaire.
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Rentabilité des bureaux
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