La pêche
Cet article a été initialement rédigé par Melchior2007,
et mis à jour le lundi 10 décembre 2007 à 23:40:57
Les mers et
océans ne servent pas uniquement à porter des armadas invincibles. Ils peuvent
aussi être exploités pour les ressources qu’ils renferment, j’ai nommé les
poissons (eh non, il n’y a pas pétrole dans les mers du gnooworld). Chaque zone
maritime en dispose de réserves plus ou moins importantes, susceptibles d’attirer
les pêcheurs de tous horizons.
Ces réserves sont exprimées
par le score en ressources piscicoles de la zone,
aisément visible sur la carte. Ce score
représente ce que la pêche peut
générer
comme chiffre d’affaires total en un trimestre.
Se jeter à l'eau
Pour tirer
profit de ces revenus, il faut suivre plusieurs étapes :
-
construire un port de
pêche au moins : cela est possible sur tous
les
territoires côtiers
- construire
une flottille de pêche (ou plusieurs) : ces
bateaux peuvent être construits
sur tout territoire disposant d’un port de pêche
(la construction d’un bateau
coûte 2500 K€ et prend un trimestre). Les pays ne
disposant pas de territoire
côtier n’ont pas accès à la
pêche. Les flottilles de pêche peuvent
également
être vendues entre pays, mais il faut avoir un territoire
côtier pour
réceptionner un bateau acheté, donc ça
ne résout rien pour les pays n’ayant pas
de territoire côtier
-
déplacer
les flottilles sur une zone à exploiter :
toute zone maritime,
ainsi que les mers intérieures (Caspienne, Aral) et les lacs
sont théoriquement
exploitables. Reste que certaines zones sont plus rentables que
d’autres. De
plus, les flottilles de pêche se déplacent
très lentement (1 zone par
trimestre), donc une certaine
« stratégie » est
à mettre en place
pour ne pas perdre des revenus bêtement
La rentabilité
Ce que rapporte la pêche sur une zone donnée dépend
de plusieurs éléments :
- les ressources
piscicoles de la zone : ce total de points
correspond au chiffre
d’affaires total de la zone. Une zone de 1000 points peut, si
elle est
exploitée, générer un chiffre
d’affaires total de 1000 K€ pour le trimestre en
cours. Ce ne sont pas des poissons qu’il faut vendre sur le
marché mondial, ni
même ramener au port : c’est directement
de l’argent que les pays
exploitants encaissent au passage du tour
- le nombre
de flottilles de pêche présents sur
la même zone : le chiffre
d’affaires total d’une zone est divisé
entre les pays qui l’exploitent,
proportionnellement au nombre de bateaux de pêche
qu’ils ont dans cette zone.
S’il y a un seul bateau de pêche sur la zone, son
propriétaire aura un chiffre
d’affaires de 1000 K€ pour cette zone ;
s’il y a 10 bateaux de pêche,
chaque bateau ne va générer que 100 K€
de chiffre d’affaires
- le coût d’entretien
d’une flottille de
pêche : chaque flottille de pêche
coûte
150 K€ à l’entretien par trimestre. Et ce
coût est à déduire du chiffre
d’affaires de chaque flottille de pêche. Pour
reprendre l’exemple précédent, la
flottille de pêche qui se trouve seule sur une zone
à 1000 points va générer
850 K€ de bénéfice
(1000 K€ - 150 K€ = 850 K€) que le pays va
empocher
au passage du tour. En revanche, là où il y a 10
bateaux de pêche, chacun fera
50 K€ de perte à cause du
coût d’entretien qui est supérieur
à leur
chiffre d’affaires individuel (100 K€ - 150
K€ = -50 K€). Il y a donc
intérêt à
éviter les zones où il y a trop de bateaux de
pêche
Il y a
d’autant plus intérêt à
éviter de surexploiter les zones maritimes que
les
ressources piscicoles ne sont pas totalement renouvelables.
Celles-ci
peuvent s’épuiser plus ou moins vite en fonction
de l’importance de
l’exploitation dont elles font l’objet, ou au
contraire augmenter si l’activité
humaine les épargne.
Mordra, mordra pas ?
Les
ressources piscicoles d’une zone maritime évoluent
donc à chaque tour en
fonction de l’activité qui s’y
déroule. S’il n’y a personne sur la
zone, ses
ressources piscicoles
augmentent de 50
points par tour. Mais s’il y a le
moindre bateau dans la zone (au passage du tour), les ressources
piscicoles
diminuent
de 10 points par tour, multipliés par le nombre de bateaux
présents dans la
zone, y compris des bateaux militaires.
Si on reprend
l’exemple déjà donné,
dans le premier cas, le bateau de pêche seul sur sa zone fera
(1000-150=) 850
K€ de bénéfice au tour n, et
s’il est toujours seul sur cette même zone
à la
fin du tour n+1, il fera (990-150=) 840 K€ de
bénéfice à ce moment-là, et
ainsi
de suite… Dans le deuxième cas, avec les 10
bateaux de pêche au même endroit,
chacun fait un résultat de (100-150=) -50 K€ au
tour n, (90-150=) -60 K€ au
tour n+1, et ainsi de suite…
Si on rajoute 10 bateaux
militaires dans la même
zone maritime que ces 10 bateaux de pêche, le
résultat individuel de ceux-ci
sera toujours de (100-150=) -50 K€ au tour n puisque les
bateaux militaires
n’exploitent pas les poissons, mais en revanche les font
fuir, ce qui donnera
un résultat de (80-150=) -70 K€ par bateau de
pêche au tour n+1, car ces 20
bateaux présents dans la zone auront fait diminuer les
ressources piscicoles de
200 points en un tour. Ceci est une situation un peu extrême,
mais qui peut
hélas arriver.
Si on ne
fait pas attention au passage des bateaux, on peut donc se retrouver
à un
moment donné avec des zones maritimes de 0 points en
ressources piscicoles… Le
seuil de rentabilité de chaque bateau de pêche
ayant été atteint bien avant
puisque toute zone de 150 points ou moins ne rapporte aucun
bénéfice, celui-ci
étant englouti dans les coûts
d’entretien, qui peuvent donc occasionner des
pertes si le chiffre d’affaires du bateau est
inférieur à 150 K€. Il est donc
intéressant de laisser reposer de temps en temps les zones
maritimes pour que
les poissons y reviennent, en s’assurant que
d’autres pays ne vont pas
court-circuiter cette initiative en allant y pêcher ayant vu
une zone non
exploitée.
Gestion de la flotte
Dans
l’absolu, il n’est pas intéressant
d’avoir
plusieurs flottilles de
pêche
d’un même pays sur une même zone maritime
si aucun autre pays n’exploite la
zone car les coûts d’entretien de tous ses bateaux
vont s’additionner et faire
baisser son bénéfice. Sur une zone de 1000
points, il peut récolter (1000-150=)
850 K€ de bénéfice s’il y met
1 bateau de pêche, mais seulement (1000-150x4=)
400 K€ de bénéfice s’il y met
4 bateaux de pêche. Sans compter qu’au tour
suivant, les ressources piscicoles ne seront pas de 990 points, mais de
960
points.
Il peut
cependant arriver que placer sur une zone maritime plus d’un
de ses bateaux de
pêche soit temporairement rentable. S’il y a par
exemple 3 bateaux de pêche de
3 pays différents sur une zone de 1000 points, chacun fait
(333-150=) 183 K€ de
bénéfice. Si un de ces trois pays
décide d’y placer un bateau de pêche
supplémentaire, le bénéfice de chaque
bateau sur la zone sera de (250-150=) 100
K€, et celui du pays qui a placé 2 bateaux sera de
200 K€, soit un peu plus que
les
183 K€ d’avant.
Cependant, cette opération n’est
intéressante que si ce bateau de pêche
supplémentaire provient d’une zone qui ne
rapportait que très peu ou pas du
tout de bénéfice (comme un territoire
côtier par exemple). Dans cet exemple, ça
ne vaut pas le coup pour ce bateau de pêche
supplémentaire de venir s’ajouter
aux autres si la zone où il se trouvait avant rapportait au
pays plus de 17
K€ : il aurait peut-être alors mieux fait
de rester où il était (sauf
éventuellement en cas de risque de troubles militaires par
exemple).